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Les Brèves de la CAVAM n° 33Les Brèves de la CAVAM n° 33

Après la mise en bouche, comme annoncé dans l'article du 26 août, le temps de la reprise est arrivé. Nous espérons que cet été très chaud, parfois pénible lorsqu'il s'agit d'avoir une activité intense, ou plus encore lorsque l'on est diminué physiquement, ne vous aura pas trop affectés.

Dans un climat social aussi décevant, aussi injuste, aussi indécis  pour notre avenir et pas seulement pour notre condition de victimes ou d'exposés de l'amiante, ou de victimes de maladies professionnelles, il est temps de repasser "aux travaux pratiques"

Sans baisser la garde dans le cadre de la réparation, la CAVAM c'est résolument engagée dans le combat pour l'éradication de l'amiante dans notre pays. Les associations du sud ouest sont montées aux créneaux. Face à un autre  problème toujours d'actualité, d'autres comme l'A.P.E.R. ne sont pas restés inactifs . . ..

 

Le 26 août​

NEUVY ST SEPULCHRE (Indre) une "AFFAIRE REGIONALE"  

G.Arnaudeau et R.Vincent (photo Nelle république
G.Arnaudeau et R.Vincent (photo Nelle république

Saisi par des administrés de cette localité René Vincent président du Cérader24, a mesuré l'importance du sujet et en a fait part à Georges Arnaudeau d'Allo-amiante. Tous deux rompus depuis des années à des batailles communes n'ont pas hésité longtemps. Fi de la distance "il faut y aller".

C'est ainsi que s'est mise en mouvement la première action de la Cavam Région SO.

L'alerte a été lancėe auprès des Renseignements Généraux et des médias (vous trouverez ci -dessous les articles de la Nouvelle République et de l'Echo de la Marseillaise de l'Indre) que nous remercions d'avoir bien voulu couvrir cette démarche.

Avant, après et le futur:

Avant, le terrain boisé présentait 3 étangs aménagés à l'origine pour les besoins de la tuilerie locale aujourd'hui désaffectée. Au fil des années, le terrain propriété de la commune est devenue une vaste décharge comme le précise les articles des 2 quotidiens. D'enfouissements en enfouissements à "coup de bulldozers et de pelleteuses", un seul point d'eau a échappé a l'ensevelissement des déchets de toutes sortes, parmi ceux-ci des plaques et des produits amiantés que l'on ne présente plus.

Photos prises avant le traval des bulldozers, qui nous avaient été transmisesPhotos prises avant le traval des bulldozers, qui nous avaient été transmisesPhotos prises avant le traval des bulldozers, qui nous avaient été transmises

Photos prises avant le traval des bulldozers, qui nous avaient été transmises

photo prise le 26 août
photo prise le 26 août

Après le passage des bulls:

Le 26 août, nous avons constaté un vaste terrain, en partie planifié, mais présentant encore des monticules comme celui de la photo ci-jointe. Il paraît pour le moins surprenant que la mairie ignore la présence d'amiante. Imaginer ce qui est sous terre fait peur !!

Le Futur et la suite

Nous n'allons pas en rester là. Nous allons saisir et informer les autorités et les ministères.

Nous en avons assez d'accompagner nos amis et nos camarades, sans oublier toutes les autres victimes, à leur dernière demeure. La fibre à beaucoup tué et tue encore aujourd'hui par le biais du travail, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'elle ne s'empare pas de l'environnement !

d'autres articles sur l'éradication sur: www.eradication-amiante.com

Article de La Nouvelle République 27/08/2016 : Jean Sébastien Le Berne

C'est une ancienne carrière d'argile située au « Fay », à trois kilomètres à l'ouest du bourg de Neuvy-Saint-Sépulchre. Oubliée de tous… ou presque. En effet, depuis des années, l'endroit, propriété de la commune, sert de décharge pour toutes sortes de déchets municipaux : gravats, pneus, plaques de bitume ou de fibrociment… Si bien qu'au fil des ans, d'imposants monticules de détritus se sont constitués, qui ont été aplatis ou enfouis à coups de bulldozers, au printemps dernier. " Comme mettre la poussière sous le tapis " Cette situation a inquiété plusieurs particuliers du secteur qui, en juin, ont contacté, photos à l'appui, deux associations régionales de lutte contre l'amiante : Allô Amiante, basée à Bordeaux, et le Collectif élimination rapide de l'amiante - Défense des exposés aux risques (Cerader), de Dordogne. Deux responsables de ces associations sont venus de Bergerac, hier, pour constater l'état des lieux sur place. « C'est un cas emblématique de notre combat car, ironie de la situation, situé à… 200 m à peine de la déchetterie d'une commune remarquable, lâche René Vincent, président du Cerader. Plus grave, nous avons constaté que plusieurs agriculteurs se servent des étangs de ces anciennes carrières pour venir chercher de l'eau pour leurs bêtes, en dépit du risque évident représenté par les résidus qui peuvent s'y déverser lorsqu'il pleut. » Car c'est là que réside le problème, pour Georges Arnaudeau, vice-président d'Allô Amiante : « Une seule fibre d'amiante de quelques microns peut provoquer de graves dégâts sur la santé, même bien des années après. L'enfouissement de déchets qui en contiennent répond à des critères, à des lois, décrets et règlements précis qui n'ont absolument pas été respectés ici. C'est un peu comme si on avait voulu mettre la poussière sous le tapis ! » Pourtant, la municipalité nie toute présence d'amiante sur place (lire ci-dessous) et a fait poser, à l'entrée du site, un portail métallique doté d'un panneau « Danger, entrée strictement interdite », une rangée de barrières et des panonceaux« Pêche et baignade interdites ». Insuffisant, pour les responsables associatifs qui veulent alerter les ministères de la Santé et de l'Environnement, faire fermer complètement les lieux, y empêcher tout nouveau dépôt et signaler la présence d'amiante. « La déchetterie qui est sous la responsabilité de l'intercommunalité ainsi que la Dreal, la mairie, la gendarmerie, la préfecture sont informés de cette situation et n'ont à ce jour rien fait pour y remédier », s'insurgent les deux associatifs. Ces derniers évoquent notamment un système de dépôt gratuit de couvertures et de canalisations en amiante mis en place à destination des particuliers à la déchetterie de Bergerac, à base de films plastiques et de sacs dédiés. Mais aussi, les centaines d'adhérents de leurs associations « qui n'hésitent pas à effectuer de longs déplacements en car pour venir manifester sur des sites qui posent problème ».

L'Echo de la Marseillaise (extrait)

Responsable de 3 000 décès chaque année d’après les chiffres de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), l’amiante est interdite de commercialisation et de fabrication depuis près de 20 ans en France. Pourtant l’ADEME recense encore 200 000 tonnes d’amiante dispersées sur le territoire national et 24 millions de tonnes de plaque fibrociment. A Neuvy-Saint-Sépulchre, des riverains ont constaté la présence de ces fameuses plaques dans la décharge de Fay, à l’ouest du bourg. Le terrain qui appartient à la commune sert de décharge à certains particuliers indélicats et aux agents pour toutes sortes de déchets : pneus, gravats, terre, plaque de bitume et donc de fibrociment

 

CLASSEMENT AMIANTE

AVANT DE QUITTER SON POSTE LE MINISTRE DU TRAVAIL FAIT APPEL

L'A.P.E.R N'ABDIQUE PAS !

 

Les Brèves de la CAVAM n° 33

Ce n’est certainement pas un hasard si nous avons appris la nouvelle quelques jours après le départ en congé des salariés.

En effet, le ministre a fait appel du jugement du Tribunal administratif rendu le 28 avril dernier. Un jugement qui cassait la décision du ministre de refus de classement de l’ex-établissement RVI de Vénissieux et lui demandait ce classement dans les 2 mois suivant le jugement.

Si ce jugement était appliqué il permettrait un départ anticipé en ACAATA (Allocation de Cessation Anticipée d'Activité des Travailleurs de l'Amiante), en fonction des années travaillées dans cet établissement entre 1964 et 1997, des salariés de plus de 50 ans encore en activité. Ce départ anticipé compense le risque de développer une maladie due à l'amiante.

Cela ne semble pas être le choix du ministre du travail qui conteste ce jugement. Une fois de plus le ministre et le gouvernement ont cédé à la pression du patronat au lieu de prendre en compte les attentes des salariés et la décision des juges.
Une pression de la direction Renault Trucks notamment qui refuse cette décision de justice pour laquelle elle a fait également appel et demandé également de surseoir à l’exécution du jugement. La direction de la SAS fonderie a également fait appel contrairement à la direction d’IRISBUS. Les gouvernements et les ministres ont changé au fil des ans mais les salariés se heurtent aux mêmes décisions et orientations politiques, et ce même si la justice leur donne raison .

Quel est le deal passé entre le gouvernement et la direction de Renault Trucks dans cette période de procédure de mise en place d’un nouveau PSE ? C’est la question que l’on est en droit de se poser au vue de cette position du ministre . Si celui-ci avait appliqué la décision de justice, les appels des directions seuls n’auraient pas pu empêcher des départs dans l’attente d’une nouvelle décision en cour d’appel. Depuis des années, la lenteur de la justice et les décisions des ministres successifs ont empêché des centaines, voire des milliers de départs anticipés dans le cadre de l’ACAATA.

Aujourd’hui, les quelques centaines de salariés qui restent potentiellement concernés par ce dispositif espéraient beaucoup de cette décision favorable du tribunal administratif.

Eh bien le ministre du travail en a décidé autrement en faisant d’une part appel du jugement sur le fond et demandant à la justice d’autre part de surseoir à l’application du jugement

Ces demandes du ministre ne servent qu’à gagner du temps et satisfaire la demande des directions des entreprises concernées. Au fil des années, le potentiel de salariés concernés ne fait que diminuer.

On est loin des discours du gouvernement et du président de la république s’apitoyant sur le sort des travailleurs exerçant des travaux pénibles ou insalubres dans le cadre du débat sur les retraites. Il y a les discours et il y a les actes.

L'A.P.R appelle à la poursuite de l'interpellation du ministre, du gouvernement et des élus qui les soutiennent. L'APER va poursuivre son combat au côté des salariés et des victimes de l'amiante

Dans les jours prochains le changement du Ministre du Travail va être opéré ." IL serait bon de l'accueillir comme il se doit "  disent les membres de l'APER.

 

Le 27 août les infatigables du CERADER 24 sont encore sur le pont !

L'ACTION DU 27 AOÜT DEVANT LE MAGASIN INCENDIE DE PAOLIN, menée en commun par les Riverains et le Cérader DONNE DES RESULTATS.

 
" Nous voulons vivre dans la quiétude et la sécurité".  L'association CERADER 24 et des voisins dont l'habiration touche aux locaux incendiés ont décidés de porter plainte auprès de la police judiciaire de BERGERAC, et de rendre publique leur démarche soutenue par de nombreux habitants du quartier
- pour en finir rapidement avec cette situatin dangereuse pour la santé des gens. . . sans doute bien au-delà des habitants du quartier,
- pour que cesse cet incroyable spectacle de désolation mal vécu par les riverains et dommageable pour l'environement.
Au point presse devant les ruines du magasin:
" Votre présence nombreuse à cette action a permis de donner plus de poids à la démarche engagée et c'est ce qui permet d'obtenir ce premier résultat. LES TRAVAUX DE DEBLAIEMENT, DONT LE DESAMIANTAGE, VONT COMMENCER EN OCTOBRE"​
Depuis l'incendie criminel  voilà 15 mois, RIEN ​n'avait été fait pour en finir avec cette situation aussi horrible que dangereuse pour la santé de la population.​
Plus de 40 familles de proximité ont soutenu par lettre pétition ces inititives
 
Il est démontré une fois encore ,que l'intervention solidement argumentée est un facteur de réussite. Le soutien des habitants a été prépondérant.
 
Bravo au CERADER 24,  et à bientôt pour de nouvelles informations des associations​​
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 

 

 
 

 

 
 

 

 

 

 

Tag(s) : #Éradication de l'amiante

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