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« Rendons à César ce qui appartient à César ».

Dans les Brèves n° 39 mises en ligne le 12 octobre, nous avons « un peu » ironisé, sous le titre « Anne ma sœur Anne ne vois –tu rien venir ? »

En réalité ce semblant d’ironie, masque à peine l’exaspération de voir s’additionner les dépôts sauvages, et la présence d’amiante sur notre territoire, sans qu’une vraie politique offensive, qui dépasse les recommandations, soit mise en mouvement.

Exaspération ou impatience de ne pas avoir eu de réponses aux différents courriers adressés aux pouvoirs publics. Depuis, nous avons été destinataires d’une première réponse. En espérant que les autres ministères vont se manifester prochainement, il nous paraît objectif de préciser que le ministère de la santé a apporté sa réponse. On nous promet de nous recevoir, si cela devient une réalité, nous pourrons au moins avancer nos arguments, ils sont nombreux.

Voyous et Violence

Rappel : le blog de la CAVAM est hébergé pour des raisons techniques par le blog d’Allo- Amiante, l’expression qui suit est l’expression de la Cavam

L’information et les commentaires « autour des deux chemises » tournent sur tous les réseaux. Chacun aujourd’hui est en capacité de faire sa propre analyse. Inutile d’en rajouter sur des faits maintenant bien connus, mais comment rester muet devant une telle actualité ? Comment ne pas se positionner lorsque l’on prétend s’inscrire dans le mouvement social de notre pays ?

Voyou: individu malhonnête et sans scrupule » « petit délinquant » « canaille fripon »

Violence : « violence d’un accident ou d’une tempête » « acte violent - commettre des violences » « interpréter de manière forte »

Sauf erreur de jugement le qualificatif « voyou » utilisé par le premier ministre, ne répond pas à la définition « canaille ou fripon » ni à « petit délinquant ». Il a bien été employé dans sa définition la plus violente « individu malhonnête et sans scrupule ».

On serait donc malhonnête et sans scrupule de ne plus supporter la crainte de ne plus pouvoir assurer le minimum à sa famille ? La crainte de ne plus maîtriser son destin ? Les 2900 salariés concernés n’en peuvent plus, d’incertitude, d’humiliation, de mépris, d’être des enjeux de profit. Mesurer leur désarroi, terreau de leur réaction nécessite un minimum d’humilité pour chercher à comprendre.

Le plus facile est de juger, de cataloguer, si nous ne cautionnons pas la violence et les débordements qui occupent tant les ondes et les télévisions, nous devons de la même façon la mesurer. Ce ne peut être en aucun cas un accident, c’est un dérapage masquant une tempête humaine et sociale. Il convient donc de mettre en parallèle, la réaction du désespoir et la violence, sociale des licenciements pour déterminer laquelle est la plus condamnable. Nous avons choisi pour nous, c’est la violence sociale toujours plus forte, qui a engendré le besoin de se faire entendre et d’être respecté en tant qu’humain.

Enfin aller « cueillir » à 6 heures du matin au cœur de leur famille, ceux qui ont montré « un peu trop violement » leur désespoir ne grandit pas les donneurs d’ordre. On parle bien de violence ?

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