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Dans ces brèves. . . 

- Retour sur l'AG de l'ADEVA 54

 

Lorraine - Société Recyclage de l’amiante : un vrai casse-tête

La bataille des associations de lutte contre l’amiante est loin d’être finie. Si les combats autour de la reconnaissance des maladies, l’interdiction et l’éradication sont plus ou moins en bonne voie, ADDEVA 54 était à l’Assemblée nationale, fin mars, pour soulever celui du recyclage final.

La très grande majorité de l’amiante retirée des édifices publics ou privés part en site d’enfouissement. Peu de techniques existent pour la rendre inerte. Photo d’illustration ER /Bruno SUSSET

 

L’amiante, on n’a pas fini d’en parler », prophétise Bernard Leclerc, président de l’Association départementale de défense des victimes de l’amiante 54 (ADDEVA) et membre du bureau national. D’une part, car les nombreux dossiers de maladies professionnelles sont loin d’être tous soldés. « Le délai de latence pour la maladie peut aller jusqu’à 30 ou 40 ans. On estime qu’il y aura 100.000 morts en France à l’horizon 2025 », explique Bernard Leclerc.

Un danger pour les générations futures

D’autre part, « on évalue à 200 millions de tonnes en France, sa présence sous différentes formes chez les particuliers, dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises… » Une quantité énorme qui doit être récupérée avec les précautions d’usage, mais aussi traitée pour disparaître définitivement. Or, à l’heure actuelle, la solution la plus usitée, c’est l’enfouissement. « On laisse le problème aux générations futures », s’alarme Bernard Leclerc. Fin mars, ADDEVA était auditionnée par le groupe d’études amiante de l’Assemblée nationale à Paris autour de ce problème avec d’autres experts sur le sujet. « Nous soutenons des initiatives comme la torche à plasma qui permet de rendre ces résidus totalement inertes. Mais il n’en existe qu’une seule en France, dans les Landes. Il y a aussi des expérimentations avec des bains de produits chimiques », explique Bernard Leclerc. Il souhaiterait une torche à plasma par région. « Mais le coût reste largement supérieur à celui de l’enfouissement. Il faut que l’État prenne ses responsabilités pour aider. » Plus largement, l’homme souhaite aussi que des déchetteries accessibles aux particuliers et gratuites permettent de se débarrasser de l’amiante. « On remarque de plus en plus de décharges sauvages çà et là, car les gens qui font des travaux chez eux, ne peuvent pas s’en débarrasser légalement », déplore Bernard Leclerc. « Le groupe d’études amiante a écouté notre exposé, et une lettre doit être envoyée au ministre de la Transition écologique, François de Rugy et au gouvernement », se félicite le président d’ADDEVA 54.

De nombreux dossiers lorrains

En début d’année, la Cour de cassation de Paris a reconnu « le préjudice d’anxiété » aux employés de la centrale EDF de Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Les salariés, sans être malades, pouvant apporter la preuve d’une exposition peuvent prétendre à une indemnisation de 10.000 à 16.000 €.

Pour les 450 dossiers de la cristallerie de Baccarat, cette instance doit aussi rendre un jugement définitif au même titre courant avril. En 2017, 755 anciens mineurs de charbon de Lorraine avaient perdu en appel. Mais il y a eu aussi la sidérurgie avec Pont-à-Mousson entre autres. Il reste aussi de nombreux petits entrepreneurs qui ont été exposés à l’amiante.

 

Lunéville ADDEVA 54 dénonce la présence d’amiante chez les particuliers

L’association départementale de défense des victimes de l’amiante compte 1.000 adhérents. Son président, Bernard Leclerc, dénonce notamment le laxisme des autorités en matière de traitement par les particuliers et les entreprises de leurs propres matériaux amiantés. Le 21/04/2019 à 05:02

Plus de 200 adhérents, réunis à la salle du Réservoir ont assisté à l’assemblée générale de l’ADDEVA 54 (association départementale de défense des victimes de l’amiante) présidée par Bernard Leclerc.

Dans son rapport moral, il soulignait que, sur l’année 2018, l’association est passée à 1.000 adhérents, précisant d’ailleurs qu’il n’y a pas de quoi se réjouir, dès lors qu’il s’agit d’une association de victimes.

3.000 décès par an

Le scandale de l’amiante, avec ses 3.000 décès en France chaque année, est loin d’être derrière nous, a-t-il rappelé, et est vécu comme une épée de Damoclès au quotidien. « Les autorités françaises continuent à faire passer les intérêts économiques et le culte du secret avant la santé publique », a dénoncé Bernard Leclerc.

Présente dans 13,6 % des produits importés

« Avoir réduit considérablement le personnel et les moyens de services de contrôle » est pour lui une grosse faute, puisqu’actuellement, l’enquête d’une agence européenne datant de 2018, révèle que 13,6 % des produits importés, notamment d’Asie, contenaient de l’amiante.

Laxisme des autorités

Selon le président de l’ADDEVA 54, le danger ne vient pas que de l’extérieur : il pointe du doigt le laxisme des autorités en matière de traitement par les particuliers et les entreprises de leurs propres matériaux amiantés, ainsi que la lenteur administrative en matière d’éradication des déchets sur le territoire !

Afin de débarrasser la France de l’amiante qui empoisonne ses habitants, l’association nationale (la CAVAM) propose la création « d’un pôle public d’éradication de l’amiante » avec notamment la gratuité de la récupération des produits amiantés pour les particuliers.

Réforme de la justice

Bernard Leclerc rappelle que, face à la réforme récente de la justice (pas forcément plus favorable au salarié : il devra verser immédiatement 300 € lors du dépôt éventuel d’un dossier au lieu de la gratuité auparavant), l’association a plus que jamais besoin de soutien : et ce soutien, ce sont les premiers intéressés par la lutte qui doivent l’apporter.

L'amiante : un enjeu actuel de santé publique: un combat permanent de l'ADDEVA54

2% sont traités annuellement alors qu'il existerait encore 200 000 tonnes d'amiante à l'air libre et 20 000 000 de tonnes de fibrociment

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #La vie des associations

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