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Enfin la question se pose officiellement

Que faire des bâtiments agricoles amiantés ?

Sujet tabou car très coûteux, la reconversion ou la destruction des bâtiments d'élevage amiantés interpelle enfin les pouvoirs publics.

Est-on enfin en train de prendre conscience du problème ? Celui des bâtiments d’élevage, construits avant 1997 et dans lequels l’amiante est largement présente ?

Un appel à projets 

Jimmy Pahun, député du Morbihan sur la 2e circonscription est à l’origine d’une rencontre avec l’ADEME (agence de la transition écologique) et les syndicats agricoles, chez un agriculteur confronté à ce problème sur la commune de Pluvigner.

L’ADEME va lancer un appel à projets pour expérimenter dans dix exploitations agricoles la déconstruction puis la reconstruction de ces bâtiments. 

« L’objectif est de définir une méthodologie qui nous permettra d’aider les propriétaires à financer ces travaux très coûteux », explique le député du Morbihan.

Trouver des financements

Car pour le moment, de solution, il n’y en a pas. Le sujet a toujours été mis de côté car les solutions pour résoudre le problème coûtent cher. Très cher. Trop cher. 

Le coût de la déconstruction atteindrait en effet les 100€ le m2. Et il y aurait en Bretagne, un million de tonnes de déchets amiantés !

« Toutes les filières sont touchées : peut-être plus particulièrement l’élevage bovin car les infrastructures sont imposantes. Mais il y a aussi l’aviculture, les porcheries, etc »

L’urgence est de mise

C’est donc un défi important et essentiel pour le monde agricole. Celui d’aujourd’hui mais également celui de demain.

« Le temps presse car les agriculteurs en fin de carrière se heurtent de plus en plus à des problèmes de transmission de leur outil à partir du moment où ils possèdent ces bâtiments », indique pour sa part, Sylvie Le Cam-Perron, la présidente de la Coordination Rurale du Morbihan.

A Pluvigner, le maire Diane Hingray et son adjoint, Emmanuel Doussin sont très sensibles au problème. 

"Nous avons 2670 hameaux sur notre territoire. Des villages où il n'y avait que des fermes autrefois. Nous savons que pour les propriétaires de ces bâtiments, il est urgent de se pencher sur la question et de trouver des solutions". Diane Hingray Maire de Pluvigner

Et les friches ?

Mais l’appel à projets et l’expérimentation qui s’en suivra – et qui va demander du temps car pour le moment, nous ne savons pas traiter l’amiante ; on ne fait que la stocker –  ne concernent que les bâtiments qui sont encore utilisés aujourd’hui. 

Or dans la campagne, il existe un grand nombre de friches agricoles, laissées à l’abandon et envahies par la végétation. Des sources de pollution qu’il va bien falloir traiter un jour ou l’autre.

« Cette première étape qui ouvre vers le remplacement de ces bâtiments, devra forcément nous amener au devenir de ces friches », lance le député.

Mieux vaut tard que tard jamais… Même s’il est évident que cette problématique aurait dû engendrer une prise de conscience bien plus tôt.

Remarques:

Depuis le temps que nous appelons de nos souhaits une prise de conscience des politiques, nous saluons cette initiative avec la plus grande satisfaction.  Par cet exemple dans le Morbihan nous mesurons  l'immensité et la profondeur du problème !

Pour être complet nous pourrions ajouter: "et la gestion des déchets ?"

Nous allons faire écho de notre satisfaction pour cette initiative à qui de droit, en espérant qu'elle en interpelle d'autres.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #"Prevention Bravo"
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