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Dans ces Brèves. . .

- Assemblée Générale à Lunéville le 12 avril 2018

- La CAVAM Aquitaine, et Allo Amiante participent au PRST 3 

- Si on se pose encore la question ?

- Réforme SNCF une prise de position qui en dit long. . .

 

Assemblée Générale à Lunéville le 12 avril 2018

Lunéville - Associations L’Addeva54 veut éradiquer l’amiante

L’association qui lutte contre ce matériau, un poison qui tue toujours, souhaite mettre en place un pôle public d’éradication de l’amiante en France par le biais de sa structure nationale, la Cavam.  Le 13/04/2018 à 05:00 EST Républicain

 

Lunéville - Associations L’Addeva54 veut éradiquer l’amiante

L’association qui lutte contre ce matériau, un poison qui tue toujours, souhaite mettre en place un pôle public d’éradication de l’amiante en France par le biais de sa structure nationale, la Cavam.

 « L’amiante n’est pas un problème du passé, c’est un enjeu de santé publique pour aujourd’hui et demain », dit Bernard Leclerc, président de l’Addeva54 (association départementale de défense des victimes de l’amiante). Le constat est édifiant : 90 % des bâtiments bâtis en France avant 1997 en contiennent, 15 millions de logements dont trois dans les HLM. « Au total, cela représente pas moins de 20 millions de tonnes d’amiante qui subsistent encore en France et si l’on ne fait rien pour l’éradiquer totalement, cette tragédie se poursuivra. » Le président est intervenu à l’assemblée générale, ce jeudi au salon des Halles, devant près de140 personnes.

Un projet innovant pourrait inverser la tendance s’il est mis en œuvre, -il est porté par la Cavam (coordination des associations de victimes de l’amiante et des maladies professionnelles) au niveau national-, la création d’un pôle public d’éradication de l’amiante. « Il serait placé sous le contrôle du Parlement, au travers d’un plan pluri annuel d’actions, financées à la fois par une contribution significative des entreprises qui ont fait profit de l’amiante et les institutions financières qui ont des missions d’intérêt général. » Les produits amiantés seraient récupérés, gratuitement, chez les particuliers. « Une torche à plasma, qui permet de détruire l’amiante, devra être installée dans chaque région. » Le plan de travail est ambitieux.

La CAVAM Aquitaine et Allo Amiante participent au PRST 3

Une réunion régionale dans le cadre du PRST 3 (Plan Régional Santé Travail n° 3) s'est tenue le 29 mars 2018 à Pessac , près de Bordeaux

Une délégation du bureau d'Allo Amiante (Alain Leroy - Andrée Leroy - Guy Girémus - Martine Girémus) a représenté les associations régionales

La CAVAM (représentée par G. Arnaudeau)

siège régulièrement au sein du groupe de travail du PRST  (2016 - 2020).

Ce plan est une adaptation du Plan Sécurité Santé national numéro 3, adopté par le ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, lors de la réunion du COCT (conseil d'orientation des conditions de travail) du 8/11/2015.

Action relative à l'amiante: "Prévenir l'exposition à l'amiante 

La CAVAM est dans son rôle !

 Si on se pose encore la question ?

Pourquoi, la CAVAM et ses associations adhérentes, s'engagent  et participent aux mouvements sociaux qui secouent aujourd'hui notre pays ?, c'est parce qu'elles pensent que leur "qualité" de victimes ne leur interdit pas de s'insurger entre autres, et de s'opposer aux pratiques qui suivent. Elles ne peuvent pas rester sourdes et muettes  face à l'inégalité et l'injustice sociale. La santé et l'accès aux soins en sont au cœur, les soins et les hôpitaux, les victimes du travail les  connaissent. Elles connaissent même les mauvaises imputations et  les complications d'un système de santé à plusieurs vitesses. . . 

Gironde : il doit payer 4 000 euros de dépassements d’honoraires pour une opération 

Journal Sud Ouest 13 04 2018

Robert Lacaze est rentré chez lui, à La Lande de Fronsac avec le corset qu’il doit porter chaque jour désormais. Sur la table de la salle à manger, les papiers de son hospitalisation.

AVANT-PREMIÈRE

Il a été opéré en urgence de la colonne vertébrale par un chirurgien reconnu à Bordeaux. Un succès. Ce retraité doit payer des dépassements d’honoraires très élevés.

Robert Lacaze a 82 ans.

Ce retraité vit seul, dans une petite maison à La Lande-de-Fronsac. Lorsqu’il a reçu les premiers "aiguillons de douleur dans le dos, début décembre, il taillait son arbre dans le jardin. La douleur depuis ne l’a plus lâchée, jamais domptée par les médicaments antidouleur ordinaires. Il a fini par appeler son médecin traitant et entamer son parcours du combattant.

Jamais malade. Robert Lacaze n’est pas à proprement parler une force de la nature, mais juste un    type solide, qui va de l’avant. Il raconte

: "Mon médecin m’a fait  des piqûres d’anti-  inflammatoires, et franchement on pensait tous les deux que ça réglerait le problème. Sauf, que malgré ça, je me tordais de douleur. Impossible de me faire vivre. Je ne pouvais plus m’occuper

de   mes affaires, les courses, la cuisine, le ménage. Je ne demande jamais rien à personne, mais là, il a   bien fallu.

"Je souffrais comme un animal" Son généraliste le guide vers la clinique Jean Villar de Bruges. À ce moment, Robert Lacaze est sous morphine. "Sans ça, je hurlais de douleur. À la clinique, j’ai commencé par faire huit jours d’étirement de la colonne, sans résultat. Le 19 janvier, je vais en consultation avec un chirurgien, qui me propose de m’opérer le 27 mars."

Deux mois plus tard ? "Je n’avais pas le choix, j’ai dit d’accord. Mais je ne savais pas comment tenir le coup, pendant deux mois. Alors mes enfants qui vivent très loin, sont venus quelques jours, l’un puis l’autre et sinon, des amis, se relayaient pour me préparer le repas. J’ai tenu huit jours de plus."

Le généraliste prend rendez-vous avec le chirurgien de la clinique Jean-Villar, et le lendemain Robert Lacaze est conduit à Bruges en ambulance, où il est hospitalisé dix jours, avec de la morphine en perfusion. « Au moment de la visite, alors que j’étais au 36e dessous, le chirurgien me dit : "je vais vous opérer, mais vous avez les moyens ? Avez-vous une mutuelle ? L’opération va vous coûter entre 3000 et 4000 euros de dépassements d’honoraires." Moi j’étais aux abois. Il m’aurait

dit 10 000 euros j’aurai signé. Et d’ailleurs, j’ai signé ce devis."

 titre de notoriété" Dix jours après, Robert Lacaze est opéré du dos, une arthrodèse, toujours dans la même clinique. Tout se passe bien, il reste une petite semaine et part en maison de convalescence. "Mes vertèbres ont été soudées, fixées au bassin, le nerf sciatique est libéré. L’opération a duré un peu plus de 3 heures, m’a-t-on dit, relate le patient. Une fois rentré à la maison, je découvre la douloureuse. 4000 euros de dépassements d’honoraires pour le chirurgien à titre de « notoriété », non pris en charge par la sécurité sociale, et 700 euros de dépassements d’honoraires pour l’anesthésiste. Le coup de bambou. »

Robert appelle son chirurgien, tente de négocier le prix, lui expliquant qu’il n’a que sa retraite pour vivre. En vain. Il m’a autorisé à étaler la dette sur toute l’année. Mais je suis choqué, indigné. J’ai le sentiment qu’il a profité de mont état de souffrance. J’ai voté Macron, il avait dit qu’il mettrait un hola aux dépassements d’honoraires !"

 

 "Libre de refuser"

À la clinique Jean Villar, le directeur Stéphane Farjat s’étonne de la réaction de Robert Lacaze : "Où est le problème ? Ce monsieur savait parfaitement ce qu’il devrait payer de sa poche. Tout est légal. Le devis a été signé, me semble-t-il, en même temps que le consentement éclairé. L’opération s’est parfaitement déroulée. Il était libre de refuser…"

 

Le chirurgien orthopédiste, conventionné en secteur 2, opère à la clinique Jean-Villar de Bruges, mais aussi au CHU de Bordeaux. Il jouit en effet d’une bonne réputation et sans doute est-ce la raison pour laquelle le médecin généraliste de Robert Lacaze l’a dirigé vers lui.

Depuis son retour à la maison, le patient a retrouvé son autonomie, il porte un corset qui maintient son dos, mais ne souffre plus. En revanche, il lit et relit ses documents administratifs et ne décolère pas. Nombre de patients opérés d’une arthrodèse au CHU de Bordeaux témoignent avoir payé un dépassement d’honoraires très faible et souvent pris en charge par leur mutuelle.

Que préconise la loi ? Le dépassement d’honoraire, c’est une partie du tarif pratiqué par un professionnel du secteur de la santé qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale.

 L’Assurance maladie définit des tarifs pour chaque acte médical ou opération chirurgicale, pour chaque examen médical. Le prix à régler peut dépasser ce tarif.

Il existe trois types de médecins : les conventionnés secteurs 1 qui appliquent le tarif Sécu, sauf la nuit où il y a un dépassement ; les conventionnés secteur 2, qui sont autorisés à appliquer des tarifs libres, avec dépassement, le patient lui est remboursé sur la base du tarif Sécu.

 Les secteurs 3 ne sont pas conventionnés et font ce qu’ils veulent. En chirurgie, dans l’hôpital public, il n’y a pas de dépassement d’honoraires, mais le secteur privé s’invite à l’hôpital public   et applique le dépassement (avec tact et mesure soit-disant).

En clinique privée, le dépassement varie d’une région à l’autre, en fonction du type ’opération. Pour autant un plafond a été fixé qui dit ceci : le dépassement ne doit pas excéder 2,5 fois le tarif fixé par la Sécurité Sociale. Vœu pieux.

"Les médecins-dépasseurs trop nombreux"

"Plus rien ne m’étonne en termes de dépassements d’honoraires. Il faut croire que la pratique est entrée dans les mœurs, ça monte inexorablement. Au sein de l’association La santé un droit pour tous, nous accumulons des témoignages de plus en plus nombreux. Les différents engagements des gouvernements successifs et les promesses de "cadrage" de ces émoluments à la marge pour arrêter l’hémorragie sont sans effet", déclare Bernard Couadou, médecin généraliste à la retraite, et président de l’association La santé un droit pour tous. (Allo Amiante est adhérente à cette association)

SUne forme de chantage induit

Le dépassement d’honoraires se généralise, y compris pour les petits actes médicaux, ou d’examens au quotidien, selon Bernard Couadou.

 

"Désormais, quand vous allez faire une radio, il y a quelques euros grattés, en dépassement, assure-t-il. Y compris pour les frottis vaginaux. La chirurgie en urologie est spécialiste  de  la pratique. Les tarifs de dépassements flambent. Pour avoir un rendez-vous plus rapidement, y compris à l’hôpital public, on vous incite à  prendre  une  consultation  avec  le  même  médecin, mais en secteur privé. Et là, ce n’est pas le même tarif ! Voilà une forme de chantage induit. Ceux qui ont les moyens de payer, s’offrent le médecin en secteur privé. Les fauchés, attendent   s’ils peuvent. Agnès Buzyn, notre nouvelle ministre avait déclaré en décembre dernier « Le dépassement d’honoraire j’ai cela en horreur ». Et finalement, elle botte en touche, comme les autres. »

 Réforme SNCF une prise de position qui en dit long . . .

Sur la réalité et la gravité de la crise, c'est le syndicat national des cadres supérieurs qui le dit.

 

Les Brèves de la CVAM 2018 n° 19
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Tag(s) : #La vie des associations
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