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Confinement ou pas, les dépôt sauvages font l'actualité

On aurait pu penser que la baisse d'activité imposée par l'épidémie du coronavirus aurait été un frein aux dépôts sauvages. il n'en est malheureusement rien !

Les délinquants récidivistes ont prétexté la fermeture des déchetteries pour poursuivre leurs méfaits

L'office français pour la biodiversité (OFB), indique que ses inspecteurs ont interpellé (entre autres), le 30 mars derniers, en flagrant délai, l'auteur d'un dépôt sauvage dans une commune proche de Lannemezan (Hautes Pyrénées ). Il s'agissait d'un agriculteur qui poussait des déchets de démolition dans un ravin à l'aide de son tracteur. Son complice, responsable d'une entreprise de BTP, a été interpellé.  Sa motivation est significative: "économiser le coût, d'environ 150 € la tonne du transport des déchets vers un centre de collecte".

Les inspecteurs ont constaté la présence de 9 tonnes de gravats, parmi lesquelles des plaques en fibrociment contenant de l'amiante

Le dépôt est réalisé dans une zone surplombant des sources alimentant un ruisseau protégé, qui figure sur la liste rouge mondiale de l'Union Internationale pour la conservation de la nature (UINC). L'OFB doit veiller a ce que la dépollution du site et la remise en état soit effectuées.

Cet exemple n'est pas un cas isolé, plusieurs dépôts sauvages sont aussi trop souvent le fait de particuliers. Tous les contrevenants  encourent des peines d'amende pouvant atteindre 75 000 euros pour un particulier et 375 000 euros pour un professionnel

Remarques:

Nous avons l'impression de faire toujours les mêmes remarques. Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs.

Le ministre de la Transition écologique a rappelé le 3 avril dernier devant les sénateurs qu'un service minimum des déchetteries  avaient été instauré pour répondre aux besoins des professionnels . A cette occasion Elisabeth Borne,  a dit qu'elles travaillait avec les collectivités en vue de ré ouvrir certains sites   pour assurer une meilleures couverture du territoire.

En réalité l'activité des déchèteries a été progressive, sous les conditions des barrières sanitaires, puis plus effectives depuis le 11 mai: pour les déchets des professionnels du  BTP, et des particuliers pour les déchets verts.

Nous mesurons les difficultés liées  à la période actuelle avec toutes ses contraintes.

Les délinquants doivent être sévèrement punis, mais on se rend bien compte que de nombreux réussissent à passer entre les mailles d'un filet trop larges. Nous pensons que l'absence de moyens peut, sans représenter une excuse, être recevable, tout comme l'évocation des coûts doit être entendue

Nous pensons également qui le maintien, ou la reprise de certaines activités (que beaucoup attendaient avec impatience et  juste raison) devaient être accompagnés des moyens indispensables à l'activité concernées. Pour les professionnels du BTP par exemple, pas de chantier sans bordereau de suivi des déchets. Vient se poser les moyens donnés pour faire les contrôle

Depuis des années le durcissement de la législation  et la répression  n'ont pas l'impact suffisant, et recherché. Ils pourraient avoir une influence

supérieure, en étant la main armée (en venant seulement en 2ème main) d'un changement de politique profond. En d'autre terme, ce n'est pas la multiplication des amendes qui aura la moindre action sur les millions de tonnes de déchets dangereux à éliminer. Cela fait 23 ans que l'élimination de l'amainte (mais pas que) est prise à l'envers sans politique rationnelle de s'attaquer à la "source"

Tag(s) : #prevention
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