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Un constat que nous partageons : suite

Le SNALC  Syndicat national des lycées et collèges fait le point:  2 ième Partie

"Poudre amiante et poudre aux yeux"

 

Dans l’Éducation nationale, certaines formations à destination des enseignants frisent l’absurde, à commencer par celle portant sur les risques liés à l’amiante. Destinée aux collègues membres du CSA ou de la formation spécialisée (ex-CHSCT), elle illustre parfaitement le décalage entre bureaucratie et réalité de terrain.

 

Rappel de la Première partie du 4 juillet 2025

https://www.amiantemaladieprofessionnelle.com/2025/07/un-constat-que-nous-partageons.html

2 Ième Partie

Le sujet est toujours d’actualité, nous en voulons pour preuve la prochaine mise en œuvre du plan d’action ministériel pour la prévention du risque amiante sur la période 2025-2027. Seront exploitées à cette fin les données relatives à la prévention du risque amiante issues du questionnaire annuel santé et sécurité au travail de la DGRH renseigné par les académies, les résultats de l’enquête amiante 2024 dans les écoles et les établissements de la cellule du bâti scolaire, les propositions formulées par les organisations syndicales dans le cadre des travaux de la formation spécialisée du CSA ministériel.

Il s’agit de savoir si ces bâtiments fréquentés régulièrement par les élèves et les professeurs contiennent toujours de l’amiante et si ce matériau a pu se disperser, au lieu de rester cantonné dans les plafonds. Si la contamination est avérée, les personnels concernés pourront-ils réclamer des dommages et intérêts ? Il faut savoir qu’un retraité qui déclare un cancer, consécutif à une exposition pérenne à l’amiante, pourra demander des comptes ; en effet, ce dernier conserve le statut de fonctionnaire, même à la retraite. La présence d’amiante dans les établissements construits avant 1997 est une véritable bombe à retardement.

Le SNALC saisit cette occasion pour alerter sur la pénurie de recrutement des médecins de prévention qui nuit gravement au dépistage des maladies professionnelles des agents exposés. Dans cette perspective, les membres des équipes pluridisciplinaires de médecine de prévention devront être sensibilisés au risque amiante, ce que prévoit le futur plan d’action ministériel. Par ailleurs, ces formations à l’adresse des enseignants relèvent davantage du réflexe administratif de protection que d’une véritable prévention. Elles gaspillent un temps précieux qui pourrait être consacré soit à la pédagogie proprement dite, notre cœur de métier, soit à la dépollution effective des lieux contaminés, au lieu de rassurer l’institution sur son respect des normes. Pour bon nombre d’entre nous, il s’agit d’un simulacre de sensibilisation, d’un écran de fumée pour éviter d’agir en profondeur sur la vétusté des bâtiments. Une mascarade bien rodée, mais parfaitement stérile, en l’absence d’espèces sonnantes et trébuchantes pour mettre en œuvre les mesures annoncées. Le réveil concernant cette question maintes fois évoquée dans les médias est bien tardif !

Le SNALC exige une véritable réflexion sur la rénovation du bâti scolaire, mais aussi des actes (désamiantage des bâtiments incriminés, isolation) pour le bien-être et la santé de tous.

 

Remarques

Le bâti de l'enseignement n'échappe pas aux problèmes de fond relatif à la présence d'amiante. Tous les immeubles qui ont un permis de construire établi avant 1997 sont susceptibles de contenir de l'amiante, et son éligibles à en subir  toutes les conséquences et tous les risques:

- vétusté et manque d'entretien -

non respect  de la législation en vigueur de la part de nombreux propriétaires, à laquelle les propriétaires du bâti scolaire (académie - mairie) ne devraient pas échapper : Pour exemple ci-dessous les règles de base à respecter suivant le type de bâtiment

 

De la même manières les enseignants et les élèves exposés dans des salles non sécurisées, sont des terrains favorables au risque de subir une pathologie de l'amiante qui pourra se déclarer 10 ou 40 années après l'exposition.

 

Pour les enseignants, le constat du SNLC fait ressortir que le fait de leur statut de fonctionnaires ne les protège pas des déficiences de la médecine du travail  (dans le sens large du terme), et aux complications de faire reconnaître le caractère professionnel dune pathologie de l'amiante 

 

  • Code de santé publique : décret du 3 juin 2011 relatif à la protection des populations dans les immeubles bâtis : objectif, assurer la protection de la population qui réside, travaille, circule dans les immeubles dans lesquels sont présents des produits amiantés. Le seuil de gestion réglementaire est fixé à 5 fibres par litre d’air

 

Tag(s) : #Dans nos écoles
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