L'inspection du travail a pointé une exposition accidentelle à l'amiante de 393 personnes au total lors de travaux de réparation après l'incendie d'un haut-fourneau sur le site d'ArcelorMittal à Dunkerque en 2023.
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L'enquête de l'inspection du travail, dont les résultats ont été transmis à la CGT, a relevé une exposition directe à l'amiante de 85 travailleurs d'entreprises externes, et une exposition indirecte de 308 salariés d'ArcelorMittal.
Les salariés d'entreprises sous-traitantes intervenaient notamment sur des travaux de dépose de la toiture et de la charpente, des travaux d'électricité, ainsi que sur des opérations de démontage et de remontage de planchers et de garde-corps, entre avril à mai 2023. Par ailleurs, ArcelorMittal a recensé 308 de ses propres salariés concernés par une exposition indirecte, en raison de la pollution environnementale générée par les interventions des entreprises extérieures.
ArcelorMittal savait selon l'inspection du travail
Pour l'inspection du travail, dont les conclusions ont été initialement révélées mercredi par la radio locale Delta FM, "le risque d'exposition des travailleurs à l'amiante était avéré et connu du donneur d'ordre, qui connaissait ses obligations et ses installations". Un procès-verbal clos le 19 juin a été transmis au parquet de Dunkerque "en vue d'éventuelles poursuites pénales". Le parquet n'a pas répondu dans l'immédiat aux sollicitations de l'AFP.
ArcelorMittal a rappelé jeudi que dès le lendemain de l'incendie de son haut-fourneau numéro 4 à Dunkerque survenu le 30 mars 2023, "des travaux très importants ont démarré" dans un contexte "de risques majeurs": risque d'explosion, d'écroulement, et émissions persistantes de monoxyde de carbone.
"Dans l'urgence, il a été procédé à des travaux de démontage sur des structures métalliques endommagées par l'incendie. Certaines de ces structures étaient revêtues de peintures très anciennes". Après analyse, il s'est avéré que ces peintures comprenaient "2% d'amiante", a expliqué le groupe.
À cette occasion, "certains des salariés d'entreprises intervenantes ont pu être exposés à des poussières contenant potentiellement de l'amiante présente dans les peintures", reconnaît ArcelorMittal.
Le sidérurgiste assure avoir "immédiatement arrêté le chantier" après avoir disposé de cette information, et avoir ensuite repris les travaux dans "les conditions réglementaires requises".
Remarques
Aujourd'hui ce genre de faits, est régulièrement évoqué et dénoncé. Dans l'urgence les entreprises maîtrisent les risques et l'affaire est considérée réglée, on passe à autre chose, dans l'attente d'une prochaine constations. . .
L'autre problème évoqué dans l'article ; c'est le rôle des entreprises dites "externes", qui échappent bien souvent aux règles législatives de bases. . .
Enfin ArcelorMittal , reconnaît un risque potentiel. Sérieusement qui peut encore ignorer à ce jour la présence d'amiante ?
à suivre !
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