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La Vie des Associations

Le CERADER 24 mobilise toujours

 

Bergerac, le 2à janvier 2022

 

NOUVELLE AUDIENCE AU POLE SOCIAL DE PERIGUEUX

LE 20 JANVIER 2022

Malgré les difficultés liées à la COVID 19, aux maladies de saison, aux problèmes que nous pose le tribunal en limitant le nombre de personnes admises à rentrer alors que la salle d’audience est quasiment vide et que nos amis grelottent dehors, NOUS REUSSISSON à mobiliser amis pour soutenir les victimes … aujourd’hui un ancien poudrier victime de 2 pathologies.

40 personnes étaient présentes pour cette manifestation et le rendu de l’audience sera prononcé le 17 février prochain.

A cette occasion la prise de parole de l’association a été la suivante :

« Avant de faire cette petite intervention, je veux redire que les conditions d’accès et de participation de nos amis au tribunal ne répondent toujours pas à nos demandes en particulier dans ces périodes de froid toujours difficiles à supporter surtout lorsque l’on nous refuse l’entrée dans les locaux du tribunal. Même à BORDEAUX nous accédons au moins à la salle des pas perdus !

Chers amis,

Je dois tout d’abord au nom de l’association, vous remercier d’avoir répondu présent à notre sollicitation car les 3 conditions d’un accueil correct d’une audience publique ne sont absolument pas réunies.

1 - la COVID n’est pas encore à classer dans les pathologies « passées » mais reste présente au point que nous avons hésité à faire ce déplacement. Certes nous prenons toutes les précautions nécessaires « gestes barrières » notamment et dans toutes nos manifestations aucune situation de pathologie ou de cas contacts ne nous a été signalée. DE BON AUGURE POUR NOTRE A.G du 11 mars prochain. Mais:                           

2 - le respect des textes ministériels sur le caractère public des audiences n’est absolument pas respecté et nombre d’entre vous et bien d’autres amis ne peuvent être présents en salle d’audience. C’est anormal et cela fait longtemps que nous le dénonçons sans être entendus par le président du T.G.I. Serait-ce pour nous décourager ?

3 - Le pire, c’est que les conditions climatiques hivernales sont « de saison » et que l’accès à l’intérieur des locaux ne nous est même pas autorisé, seules quelques personnes peuvent entrer. A se demander si le transfert de nos dossiers à ce tribunal n’a pas été fait volontairement puisque nous avions trouvé une solution « provisoire et moins négative » pour nos participants antérieurement.

Mais, messieurs les juges et monsieur le président du T.G.I. dans de telles conditions nos amis démontrent 3 choses :

A - d’abord, ils veulent soutenir leurs amis victimes de l’incurie des patrons qui sacrifient la santé et les conditions de travail de leurs salariés sur l’autel des résultats … une protection supplémentaire étant pour eux un coût et non un investissement !

B - Ils veulent montrer aux juges qu’ils tiennent à ce que ce soutien soit visible et quoi de mieux

qu’une présence physique pour cela.

C - Ils veulent entendre jusqu’où vont les avocats des patrons pour falsifier les réalités du vécu des victimes et de leurs difficultés

Dans l’actualité, nous voulons redire que pourtant

 NOUS SOUTENONS L’ACTION DES JUGES ET PERSONNELS

De cette administration judiciaire comme l’a rappelé la CAVAM (notre coordination nationale) dans un communiqué du 30 décembre dernier à propos de l’action de grève de ces catégories le 15 décembre.

« Le 15 décembre 2021, les juges de France étaient en grève dans une manifestation jugée historique car inédite. C’est dans la rue et dans les tribunaux que ces professionnels ont dénoncé leurs mauvaises conditions de travail et le manque de moyens auxquels ils sont confrontés » (greffiers – équipements – autres personnels …etc)

« Les revendications des juges sont claires à savoir : des moyens matériels et humains dignes de leurs missions qui consiste à rendre la justice  ….. Selon les chiffres du dernier rapport de la commission européenne pour l’efficacité de la justice sorti en 2020, la France compte 10,9 juges pour 100.000 habitants contre une moyenne de 21,4 à l’échelle européenne les procureurs sont 3,1 pour 100.000 habitants en France alors que la moyenne en Europe s’élève à 12,1 » et le reste à l’avenant pour les autres catégories de personnels.

Comment ne pas être interpellés par cette situation insoutenable qui provoque tant de difficultés pour tant de familles dans tout notre Pays.

Ce disant, nous cherchons seulement à montrer que tout ce qui touche à la justice nous touche directement et comme le dit en conclusion le communiqué de la CAVAM « nous soutiendrons toute nouvelle action tendant à améliorer les conditions matérielles dans lesquelles la justice est rendue dans notre Pays.

Et nous ajoutons que les conditions d’accueil des personnes venant soutenir les victimes sont également à prendre en compte pour que les « AUDIENCES PUBLIQUES » soient accessibles à tous … Et à PERIGUEUX il y a de quoi le faire dans de meilleures conditions qu’actuellement !

NOUS VOULONS LA JUSTICE !

Et l’on ne peut pas dire qu’à PERIGUEUX comme à BORDEAUX cela soit une réalité avérée lorsque l’on examine les décisions prises depuis quelques temps à ces différents niveaux.

Habitués à certaines décisions difficiles à comprendre dont la plus grave fut celle des 12 de la SOTECH, nous restons sans voix sur cette dernière – pour n’en citer qu’une - concernant un ancien salarié d’AHLSTROM ! 

De cela, nous parlerons lors de notre A.G. du 11 mars au cours de laquelle notre cabinet d’avocats apportera un éclairage sur ces questions. Nous invitons d’ailleurs les médias à venir y suivre les travaux auxquels vous participerez bien évidemment.

AUJOURD’HU I: Notre AMI GIL :

Passe en audience le dossier de notre ami Gil âgé de 59 ans et qui est atteint de 2 pathologies professionnelles que le juge a décidé de traiter successivement ce dont nous ne nous plaindrons pas. Actuellement, il est dans le dispositif des départs anticipés ACAATA.

Première pathologie : des plaques pleurales

Notre ami Gil a été salarié de la poudrerie – SNPE – de mars 1983 à mai 1992 date à laquelle il a quitté ses activités dans cette entreprise pour devenir moniteur auto-école … activité dans laquelle il n’a pas été exposé à l’amiante.

Par contre au sein de la SNPE il était « polyvalent » et était déplacé au gré des besoins des services soit du côté « douilles combustibles de 155 mm » « militaire » soit côté base de vernis pour le secteur « civil ».

Il était exposé à l’amiante (sans information ni équipements particuliers) par ses activités professionnelles telles que dépotage, presses à déshydrater, malaxeurs, étuves de séchage, conditionnement et expéditions secteurs ou les poussières d’amiante étaient présentes. A ces activités s’ajoutaient les aides à apporter aux équipes d’entretien avant leurs interventions par exemple dégager les conduites de vapeur calorifugées amiante… etc Mais les passages au brûloir étaient les moments où il était le plus exposé.

Il vient allonger la liste des victimes de l’amiante sur ce site de la poudrerie et demande la reconnaissance de la faute inexcusable de son ancien employeur.

Seconde pathologie professionnelle

Pour laquelle Gil vient demander la reconnaissance de cette maladie due à son activité professionnelle en tant que moniteur « auto-école » durant 18 années à l’origine de ses fortes douleurs actuelles compatibles avec son activité professionnelle et résumées en ces termes médicaux par « discopathie sévère » hors tableau de la sécurité sociale jusqu’à présent.

Mais il explique : « j’étais amené à changer d’élève plusieurs fois par jour, à multiplier les changements de position en cours de leçon y compris pour aider les élèves à mieux appréhender les situations de conduite, subir des modifications de vitesse brutaux (freinages secs – calages par exemple) notamment pour les débutants, problèmes de chaussées déformées multipliant les chocs vertébraux, confronté aux ralentisseurs multiples et souvent forts surélevés (plus de 80 par jour) … » Il nous dit :

« Tout cela a eu raison de ma structure vertébrale pour laquelle je viens demander réparation devant le tribunal en reconnaissant d’abord cette situation comme maladie professionnelle ». Ce que nous soutenons pleinement.

Avant de terminer cette intervention, je voudrais rappeler que depuis 2016, avec notre entrée à la CAVAM, nous avons étendu notre champ d’activité de défense des victimes à tous les cancérogènes et que le 11 mars lors de notre assemblée générale, nous proposerons une nouvelle modification de nos statuts pour répondre encore mieux aux demandes de nos amis et aux problèmes de prévention que les gens rencontrent dans leur quotidien … faut-il seulement rappeler aujourd’hui ce que nous avons développé lors de notre dernière manifestation sur les déchets et la redevance punitive en Dordogne.

Maintenant nous allons procéder comme d’habitude … aller en petit défilé jusqu’au tribunal et voir combien de personnes seront autorisées à rentrer en salle d’audience. L’horaire de convocation aura-t-il permis de faire entrer plus de personnes ?

A cette dernière question, nous avons vu que NON ! Incompréhensible !

Bien cordialement

R. VINCENT

Tag(s) : #La vie des associations 2022
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