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Mercredi 21 mai 2014 : Départ direction Paris pour déposer à nos avocats le dossier de classement du site Rhône Poulenc les Roches Roussillon. Dans le TGV, nous parlons du refus du maire de Roussillon de ne pas soutenir notre demande auprès du Ministère du Travail pour le classement en site amiante de l'usine de Roussillon, nous cherchons la meilleure solution pour informer la population sans créer une polémique qui pourrait freiner le dossier.

A 16 heures, nous sommes à l'heure chez les avocats mais trempés car le temps est à l'orage. Soulagés, car le poids du dossier à promener dans Paris commençait à peser.

Maîtres LAFFORGUE et MACOUILLARD sont là pour analyser le dossier avec nous et s'assurer qu'il soit bien présentable au niveau du Ministère. Travail minutieux, on répond aux questions et nous en posons, pour connaitre les chances de réussite de classement. Les Avocats poseront la demande vers la mi-juillet car il ne faut pas tarder, les lois pourraient être modifiées dans peu de temps. Le coût de cette procédure est d'environ 4.000 euros si malheureusement, nous sommes obligés d'aller jusqu'au Conseil d'État.

Ensuite, nous rencontrons Maître Sylvie TOPALOFF pour le Médiator.

CAPER : 2 bénévoles à Paris

La procédure est longue et complexe, le décès de SERVIER n'a rien arrangé. Une rencontre est prévue le 3 juin 2014 entre les avocats des victimes, pour arrêter une position commune sur la possibilité d'une indemnisation. On s'oriente vers une proposition des laboratoires SERVIER de l'ordre de 3.000 à 4.000 euros pour les personnes qui ont pris ce médicament mais qui ne sont pas malades. Notre avocate, nous rappelle que pour les prothèses P.I.P, les victimes ont été indemnisées à hauteur de 3.000 euros. La proposition des laboratoires SERVIER amène à indemniser le "préjudice d'anxiété" plus vite que les malades. Nous demandons à notre avocate de défendre notre proposition : dans un premier temps, les malades doivent percevoir la somme proposée pour le "préjudice d'anxiété" et continuer la procédure pour que les malades soient mieux indemnisés par la suite. Réponse nous l'espérons en juillet 2014.

Fin de la séance de travail 20 h 00 et la pluie est encore là.

Nous rejoignons notre ami Jean François BORDES du CAPER Bourgogne, il participe demain à un groupe de travail à l'ANDEVA. On parle bien sûr du classement du site. De la future action pour défendre nos amis italiens sur le Procès ETERNIT. Jean François nous explique comment il va accueillir notre étudiant pour l'aider à développer sa thèse sur les préjudices des familles et des malades lors du déroulement de la maladie. On s'aperçoit que l'heure tourne et que nous devons rejoindre notre hôtel qui n'est pas à côté et toujours sous la pluie.

Extinction des feux à 23 h 30.

Jeudi 22 mai, nous participons à un séminaire universitaire portant sur "la maladie professionnelle, de la déclaration, à la réparation". Nous sommes les premiers, bien vite la salle est trop petite. Se pressent des doctorants, des étudiants, des chercheurs, des militants syndicalistes, une journaliste de "l'humanité", un médecin du travail CGT (Eh! oui çà existe) !!!

Les doctorants organisant ce séminaire nous expliquent le suivi de malades isolés car provenant de toutes petites entreprises de la région parisienne.

Isolés pour comprendre : Qu'ils sont atteints d'une maladie professionnelle car ils ne savaient pas qu'ils étaient exposés à des produits cancérogènes.

Isolés pour déclarer : Car souvent le médecin n'en fait pas la demande.

Isolés pour être renseignés : Car trop souvent, ils ne savent pas qui peut les aider.

Isolés pour se défendre : Car mal informés, ils se découragent et ne réclament rien à leurs anciens patrons.

CAPER : 2 bénévoles à Paris

A l'issue de ces exposés, la conclusion est sordide : L'État et le Patronat organisent la gestion des cancers pour qu'ils ne soient surtout pas professionnels mais environnementaux (La cigarette, la mal bouffe etc...) comme cela se sont les assurés sociaux qui paient à la place des patrons. C'est "un holdup social organisé".

En quittant Paris, bien fatigués, nous savons que le chemin sera encore long pour une prise en charge humaine et financièrement juste de la Maladie Professionnelle.

MC

Tag(s) : #Vie Associative
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