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La Préfecture donne son feu vert pour stocker d'avantage d'amiante à Kerlaz  (29 100 )

Si cela était possible on mettrait deux cartons rouge !! 

 clic droit "lecture à voix haute

L’information est passée inaperçue : la préfecture a signé, le 7 décembre 2020, un arrêté d’autorisation environnementale à l’entreprise Guenneau, à Kerlaz, pour le renouvellement et l’extension de son installation de stockage de déchets inertes (dont l’amiante). Le projet, controversé, avait suscité l’ire des Kerlaziens l’été dernier.

 

L’enquête publique sur le projet de la société Guenneau s’est déroulée du 29 juin au 29 juillet 2020. 

L’enquête publique sur le projet de la société Guenneau s’est déroulée du 29 juin au 29 juillet 2020.L’entreprise Guenneau Travaux Publics pourra bel et bien poursuivre le stockage d’amiante à Kerlaz ces 30 prochaines années : la préfecture a signé, le 7 décembre 2020, un arrêté d’autorisation environnementale au projet de renouvellement et d’extension de l’installation de stockage de déchets inertes (IDSI) et de déchets non dangereux (IDSND), porté par la société kerlazienne. Guenneau TP exploite une installation de stockage de déchets inertes et de déchets d’amiante lié au lieu-dit Le-Merdy, sur une surface de 1,68 ha. Autorisée par un arrêté préfectoral du 21 juin 2007 pour une durée de 10 ans, l’installation pouvait jusqu’alors stocker 24 000 t de déchets inertes par an, et 800 t de déchets d’amiante lié par an.

63 000 t d’amiante lié sur 30 ans

L’arrêté signé par la préfecture autorise, pour les 30 prochaines années, la société Guenneau à installer une nouvelle alvéole de stockage des déchets d’amiante, la première, d’une capacité de 8 000 t, étant saturée. Cette seconde alvéole, d’une surface de 6 360 m², permettra d’accueillir 2 500 t d’amiante lié chaque année. « Elle sera protégée avec de l’argile, de manière à ce qu’elle soit parfaitement étanche. Nous aimerions qu’elle soit opérationnelle pour la fin du premier trimestre 2021 », explique Hubert Leroux, président de Guenneau TP. Les matériaux amiantés seront conditionnés dans des big bag imperméables, tandis qu’une couche de terre sera déposée chaque jour dans l’alvéole. L’arrêté prévoit également la poursuite de l’accueil de déchets inertes à hauteur de 13 000 t/an, ainsi qu’une installation mobile de concassage-criblage dédiée au recyclage. 

Remarques Si cela était possible, on mettrait deux cartons rouge :

Malgré les bonnes intentions, l’Assemblée Nationale elle-même a décidé de confier la totalité du traitement du désamiantage de ses bâtiments à INERTAM voir notre article du 4 juillet 2020  clic droit sur:  http://www.amiantemaladieprofessionnelle.com/2020/07/declaration-de-la-cavam.html

Malgré les recommandations au niveau européen :

En 2013, le Parlement européen a opté une résolution très claire : « l’élimination des déchets d’amiante dans les décharges n’apparaîtrait pas comme le système le plus sûr pour empêcher définitivement la libération des fibres d’amiante dans l’environnement, notamment dans l’air et l’eau des nappes phréatiques, et qu’il serait donc largement préférable d’opter pour des installations d’inertage de l’amiante » Dans le même texte il invitait la Commission européenne « à promouvoir la création de centres de traitement et d’inertage des déchets contenant de l’amiante sur tout le territoire de l’Union en prévoyant l’arrêt progressif de l’élimination de ces déchets dans les décharges »

En 2015 le Comité économique et social européen a appelé l’Union européenne à faire de l’inertage de l’amiante une de ses priorités

Tous nos articles qui alimentent ce blog, rappellent que l’enfouissement ne peut être qu’une solution intermédiaire et provisoire. Dans la série: "je mets la poussière sous le tapis".

Nous ne doutons pas une seconde que les dernières méthodes d’enfouissement ont suivi et s’emparent de règles sécuritaires plus strictes. Mais en aucun cas elles ne peuvent répondre à l’avenir. Quand sera-t-il dans 30 années des 63 000 tonnes enfouies à Kerlaz  ou ailleurs ?

Cette décision à l’initiative de cette préfecture, nous laisse penser qu’aucune orientation, qu’aucune décision politique ne sont  envisagées au plus haut sommet de l'ETAT. Sans compter qu'elle n'apporte aucune solution aux milliers de tonnes encore présentes chez les particuliers

De la même manière la réparation des victimes et de leurs familles, toujours remise en question: cette situation est aussi une explication du non-aboutissement d’un procès devant le pénal qui permettrait d’aborder dans sa totalité la problématique de l’amiante, de laquelle l’éradication reste un élément fondamental.

 

Tag(s) : #Prevention carton rouge
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