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9,3 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, près de 2 millions avec moins de 930 euros par mois

 

30 000 locataires risqueraient l'expulsion cette année, deux fois plus qu'avant la crise sanitaire et économique. Derrière ces chiffres de l'INSEE, des arbitrages insoutenables, au quotidien : se soigner ou se nourrir, habiller ses enfants ou payer son loyer... L'angoisse monte, avant la fin de la trêve hivernale, lundi prochain. 30 000 locataires risqueraient l'expulsion cette année, deux fois plus qu'avant la crise sanitaire et économique. En 2018, la France comptait déjà 9,3 millions de personnes pauvres, vivant avec moins de 1 063 euros par mois.  Cela représente plus d'un Français sur dix. L'INSEE indique, dans un rapport publié hier, que près de 2 millions de Français sont frappés par la "grande pauvreté",  avec moins de 930 euros par mois pour vivre.  Impossible, ou presque de s'acheter des vêtements neufs, de s'offrir des vacances ou des loisirs réguliers. L'INSEE précise que la grande pauvreté touche les chômeurs mais aussi des travailleurs pauvres qui compte pour un tiers de la grande pauvreté : des ouvriers, des travailleurs à temps partiels. La situation est pire en Outre-Mer, notamment à Mayotte, département le plus pauvre de France. Payer son loyer relève du casse-tête pour des millions de Français ; source d'angoisse, avant la fin de la trêve hivernale, lundi soir. Le gouvernement avait accordé deux mois de protection supplémentaires avec la crise. Mais les expulsions locatives vont reprendre la semaine prochaine. 30 000 a priori cette année, soit le double d’avant la crise sanitaire et sociale,  selon le gouvernement et les associations, submergées par les besoins. Les coups de fils se multiplient à la fondation Abbé Pierre : reportage de Camille Marigaux. La crise dure, notamment, en raison du manque de logements sociaux : 20 000 autorisations de financement ont été accordées l’an dernier en Ile-de-France, quand il en faudrait 37 000 selon Jean Baptiste Eyraud président de l’association Droit au Logement.

Remarques: ces statistiques véhiculent colère et indignation. Elles peuvent être à la disposition de tous, surtout des décideurs, qui doivent avoir parfois des difficultés à se regarder dans une glace. Est ce que les campagnes électorales en cours, ou dans le proche avenir, prennent tous les paramètres de la société qu'ils promettent d'améliorer ? 

Tag(s) : #Le saviez-vous
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